Climax

25 novembre 2009

Le climat change, ce n’est plus un mystère pour personne. Anthropocène ou pas il continuera de changer, d’ailleurs il n’a jamais cessé, en fait. Nous sommes dans une période interglaciaire, l’eau monte d’un mètre par millénaire, l’anthropocène ne fera qu’accélérer les choses. Les données géologiques ont changé de façon irréversible, c’est un fait. L’anthropocène n’a-t-il cependant pas de tous temps existé cependant, depuis que l’espèce humaine est assez nombreuse pour exercer une influence significative sur son environnement? Il semblerait bien que si, puisqu’il paraîtrait que dans l’Australie paléolithique, les feux indigènes pour rabattre le gibier durant la chasse, parfois mal contrôlés aient incendié les steppes au point de les avoir désertifiées. De même, certains pensent que la civilisation Maya s’est éteinte à cause du déboisement intensif dû à la surpopulation. La civilisation disparue, la jungle aurait repris ses droits.

La surpopulation… Sans doutes serait-il encore possible de partager les ressources afin que tout le monde vive. Cependant, les ressources diminuant et la population augmentant, cela reste bien aléatoire. Par conséquent, il est bien probable que, Frontex ou pas, la pression du sud continuera. Sans doutes aussi l’activité humaine se déplacera-t-elle toujours plus vers le nord avec la fonte du pôle. Les régions méditerranéennes côtières se désertifieront davantage.

Un jour, plantée devant Notre-Dame, je me suis prise à imaginer la cathédrale en ruine recouverte de lianes, comme certains grands temples de Tikal, au Guatemala. L’image fugace s’est imposée d’elle-même, je ne sais pas pourquoi.

Dans quelques siècles, il ne restera peut-être pas davantage des monuments que nous aimons tant (du moins moi, je ne doute pas que certains les haïssent) que des ruines, comme celles de l’empire romain subsistent aujourd’hui.


Paganisme et traditions

21 novembre 2009

Je ne crois pas l’ombre d’un instant en l’excellence des idées de gens réfugiés dans une mélancolie désuète passéiste et narcissique, dont l’idéal consiste  à déblatérer et radoter, à exalter une virilité consistant surtout à remettre les femmes à leur place, c’est à dire plutôt à la cuisine, et à l’élevage de la progéniture, de préférence nombreuse en poussant à l’abolition de l’avortement et de la contraception.

Ceux-là n’ont pas encore compris qu’une natalité harmonieuse permettant le renouvellement générationnel s’obtient en favorisant l’accès des femmes au marché du travail à des conditions paritaires avec les services sociaux adéquats.

Quand ils ne sont pas catho tradi,  ils peuvent pencher vers le néo-paganisme, et du paganisme, qu’ils accommodent à une sauce douteuse, ils en connaissent souvent à peu près autant que moi de la physique quantique.

J’ai une certaine sympathie pour le paganisme, mais chez moi c’est plutôt lié à un vif sentiment de la Nature, au bien-être que son contact procure, à une orientation féministe pour la gestion de la vie, certainement pas à un quelconque Ordre patriarcal n’étant au bout du compte rien d’autre que l’adoration du phallus.

Rien à voir avec des cultes solaires sanguinaires; je ne vais pas me balader dans la nature pour chercher l’entrée de l’Agartha mais pour ramasser des asperges sauvages, quoiqu’il puisse m’arriver de passer devant une tombe étrusque pillée depuis quelques siècles, mais je n’ai jamais vu de fantômes en sortir en ramassant des champignons à côté. Même en m’attardant à la tombée du jour comme ça m’arrive et que l’ombre des grands arbres et leur bruissement donnent aux lieux une énigmatique puissance évocatrice.


Au cœur de l’automne

11 novembre 2009

Dernières lueurs

31 octobre 2009

Arrière-saison

30 septembre 2009

Le beau temps s’est installé après la pluie et les orages. Les longues vagues amenées par le vent ont nettoyé la plage, semi-déserte, intacte par endroits, sans traces humaines; seuls les insectes ou quelques petits animaux du maquis tout proche qui recouvre les dunes en ont laissé. Et la mer est aussi calme qu’un lac avec ses vaguelettes qui viennent lentement finir sur la grève. L’eau est à nouveau claire et transparente, comme en juin, mais plus chaude.

Il fait bon, et ça et là quelques groupes de personnes dispersées profitent de ces journées sereines. Certains ramassent les petites palourdes oblongues et blanches  avec une sorte de large épuisette raclant le sable, l’eau à mi-cuisse. D’autres, comme moi se baignent, profitant de ces belles journées ensoleillées.

Tant qu’aucune perturbation ne viendra les altérer, et marquer définitivement la fin de la saison des baignades par un refroidissement de l’eau. Cela peut durer encore quelques semaines, jusqu’au 15, 20 octobre.

Jusqu’à ce que j’aille à l’hôpital; bientôt.


Sous le vent des îles

16 août 2009

De la géographie et de l’Humanité diverse et variée

23 juillet 2009

Je vais ici donner quelques liens de façon à ce que les lecteurs/trices de passage se fassent une idée afin d’être sur la même longueur d’onde et savoir de quoi on parle. Rien n’étant plus pénible que de voir débarquer des gens qui marchent à côté de leurs pompes pour vous asséner des vérités bidons sorties de leur credo millénariste ou créationniste, je les renverrai directement s’instruire à ces pages, ce qui m’évitera de me fatiguer inutilement.

Avant propos:

Un parcours bref  et sans doutes incomplet du jurassique à nos jours.

Néolithique. Un site très complet qui situe bien les hommes à partir du moment où la géographie terrestre est à peu près comme nous la connaissons.

La géographie terrestre telle que nous la connaissons a environ 12 000 ans. Le sapiens sapiens (c’est à dire nous) ayant environ 36 000 ans, il appert clairement qu’il a connu un monde avec une géographie différente, avant. A savoir que le niveau des eaux était plus bas d’environ 50 mètres par rapport à ce qu’il est maintenant. Il n’existe pas (à ma connaissance) de site esquissant ce que pouvait globalement être la géographie terrestre il y a plus de 12 000 ans, considérant par ailleurs que l’inlandsis qui recouvrait le nord de notre hémisphère, et que les glaciers alpins descendaient jusque vers Lyon n’a pas fondu du jour au lendemain mais mis pour ce faire plusieurs millénaires. Quelque sites en donnent une représentation partielle:

Parcours (fragmentaire) du sapiens. Entre – 80 000 et 36 000 ans.

L’occupation de l’Europe par les chasseurs du Paléolithique supérieur: une question de climat. En Europe (enfin ce qui lui ressemblait), à l’époque du maximum glaciaire. Avec les sites d’occupation des sols.


Mousson

5 février 2009

Et d’ailleurs…

31 janvier 2009

Je connais suffisamment bien les grandes civilisations de l’antiquité méditerranéenne, du moyen-orient ou de l’Egypte ancienne, ou pré-colombiennes, et la préhistoire, pour être tout à fait consciente que l’Homme a les mêmes capacités intellectuelles indépendamment de sa couleur de peau et quel que soit le continent où il vit.

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