28 novembre 2009
C’est le genre d’endroit où je ne vais que rarement et en cas de force majeure tant c’est plein de bonté bonne. Le genre d’endroit où on se sent un peu comme chez le Barbu Bleu où, si d’aventure on demandait à la sœur Anne de la fable ce qu’elle voit venir, celle-ci répondrait immanquablement:
Je ne vois que l’autoroute qui poudroie et un merdeux qui merdoie.
Lisez la suite de cette entrée »
3 commentaires |
Orages | Tagué : blog, conflit, Diversité, humeur |
Permalien
Publié par Floréal
27 novembre 2009
A l’entrée des supermarchés désormais depuis une quinzaine d’années sont installés vendeurs clandestins de quincaillerie variée, ils ont leur place fixe, auto-attribuée, qui n’est pas due au hasard en ce que ces emplacements improvisés dans les endroits les plus impensables n’ont rien d’improbable mais relèvent au contraire indubitablement d’une loi informelle, non-écrite mais structurée, comme pour les confréries de mendiants du moyen-âge qui se divisaient l’espace en fonction des endroits susceptibles de présenter la possibilité d’aumônes.
Lisez la suite de cette entrée »
2 commentaires |
Au fil des jours | Tagué : humeur, vie quotidienne |
Permalien
Publié par Floréal
27 novembre 2009
Quatre ans que je blogue. Quatre bougies hier. Ce que ça m’a rapporté? Rien. A quoi ça sert? A rien. Ou plutôt si, ça me passe le temps et ça ne coûte rien ou pas grand chose. Parfois ça m’amuse, parfois ça m’ennuie, mais enfin pour le prix de l’abonnement internet, c’est avec mes cigarettes un des rares loisirs que je peux m’offrir. Et la plage, c’est gratuit, mais c’est pas la saison. Les promenades, mais la météo ne le permet pas toujours.
Je ne dessine plus, ne lis plus non plus, les livres c’est trop cher, il y a bien la bibliothèque municipale du patelin, mais le choix est restreint ou alors il faut aller dans la petite ville d’à côté, et de toutes façon j’ai pas envie de lire en italien. Ce sont les bouquins en français qui me manquent. Avant, quand j’allais en France plusieurs fois par an, je faisais ma provision jusqu’au voyage suivant. Mais c’était dans une autre vie, il y a longtemps, quand j’avais encore les moyens. Je me contente d’internet, maintenant.
Quoique ces derniers temps… Les blogs m’ennuient. Je n’ai plus la curiosité que j’avais avant. Je tourne un peu en rond sans vraiment rien trouver qui m’attire. J’évite scrupuleusement ceux qui parlent de l’Autre, ça je ne supporte plus. La recension de toutes les misères du monde et l’indignation calibrée qui va avec me laissent de marbre. De toutes façon je ne peux rien y changer, et ma part peut me suffire, ça me fait déjà pas mal de problèmes insolubles auxquels penser.
2 commentaires |
Au fil des jours | Tagué : humeur, vie quotidienne |
Permalien
Publié par Floréal
25 novembre 2009
Le climat change, ce n’est plus un mystère pour personne. Anthropocène ou pas il continuera de changer, d’ailleurs il n’a jamais cessé, en fait. Nous sommes dans une période interglaciaire, l’eau monte d’un mètre par millénaire, l’anthropocène ne fera qu’accélérer les choses. Les données géologiques ont changé de façon irréversible, c’est un fait. L’anthropocène n’a-t-il cependant pas de tous temps existé cependant, depuis que l’espèce humaine est assez nombreuse pour exercer une influence significative sur son environnement? Il semblerait bien que si, puisqu’il paraîtrait que dans l’Australie paléolithique, les feux indigènes pour rabattre le gibier durant la chasse, parfois mal contrôlés aient incendié les steppes au point de les avoir désertifiées. De même, certains pensent que la civilisation Maya s’est éteinte à cause du déboisement intensif dû à la surpopulation. La civilisation disparue, la jungle aurait repris ses droits.
La surpopulation… Sans doutes serait-il encore possible de partager les ressources afin que tout le monde vive. Cependant, les ressources diminuant et la population augmentant, cela reste bien aléatoire. Par conséquent, il est bien probable que, Frontex ou pas, la pression du sud continuera. Sans doutes aussi l’activité humaine se déplacera-t-elle toujours plus vers le nord avec la fonte du pôle. Les régions méditerranéennes côtières se désertifieront davantage.
Un jour, plantée devant Notre-Dame, je me suis prise à imaginer la cathédrale en ruine recouverte de lianes, comme certains grands temples de Tikal, au Guatemala. L’image fugace s’est imposée d’elle-même, je ne sais pas pourquoi.
Dans quelques siècles, il ne restera peut-être pas davantage des monuments que nous aimons tant (du moins moi, je ne doute pas que certains les haïssent) que des ruines, comme celles de l’empire romain subsistent aujourd’hui.
2 commentaires |
Au fil des jours | Tagué : civilisation, nature |
Permalien
Publié par Floréal
23 novembre 2009
Je l’ignorais et l’ai appris incidemment en parlant de choses et d’autres à propos de la région avec mes enfants, le directeur de la faculté d’Archéologie de l’Université de Sienne, Riccardo Francovich, est mort accidentellement voici deux ans déjà. Une nouvelle qui n’a pas fait grand bruit dans l’océan de faits divers que les medias déversent quotidiennement.
Pourtant, c’était un éminent personnage, reconnu et faisant autorité dans son domaine, l’Archéologie Médiévale, dont il était considéré une sommité en Europe.
Lisez la suite de cette entrée »
Laisser un commentaire » |
Au fil des jours | Tagué : archéologie, Italie, Toscane |
Permalien
Publié par Floréal
22 novembre 2009
Je voudrais juste arriver jusque là (la retraite) à peu près entière et enfin aimer ma vie.
C’est une phrase lue au hasard d’un blog dont la tenancière ne m’est pas particulièrement sympathique, c’est d’ailleurs réciproque, sans doutes a-t-elle ses raisons (mais j’ignore lesquelles), en tous cas moi j’en ai de bonnes, mais peu importe. Je lui souhaite cependant d’y réussir, ce n’est pas parce qu’illes ne vous sont pas particulièrement sympathiques qu’on souhaite la mort des gens, du moins pas moi.
Lisez la suite de cette entrée »
4 commentaires |
Au fil des jours | Tagué : humeur, précarité, vie quotidienne |
Permalien
Publié par Floréal
21 novembre 2009
Ça c’est un truc… j’ai pas. Je ne sais pas plastronner, je ne sais pas bisounourser, je ne sais pas m’ébaudir sur des âneries, partager de l’indignation calibrée sur mesure, m’unir aux chœurs des cœurs en chœur, multiculturaliser des espoirs droidelhommistes (féministes nettement moins, les femmes et leurs droits après, après très loin, très loin après), pas davantage me neurasthéniser sur la Vieille France d’antan pleine de bonté divine ; la bonté bonne, j’ai pas.
Il faut croire que la bonne fée des contes ne s’est pas penchée sur mon berceau pour me faire don de la bonté bonne.
Et quand je lis le nombre de blogs qui regorgent de bonté bonne, qui en débordent, en sont emprunts et pétris, j’en reste comme deux ronds de flan. Je me dis que c’est pas dieu possible d’en avoir autant. Je ne sais pas comment illes s’y prennent pour en avoir autant, ma parole, c’était pas seulement une bonne fée qu’illes avaient sur leur berceau mais une véritable congrégation de parrains et de marraines.
Ce qui parfois me laisse perplexe, c’est le nombre de tenanciers-ères de blogs pleins de bonté bonne qui m’ont virée, envoyée sur les roses (pour être polie), maltraitée, villipendée, censurée, blacklistée du haut de leur bonté bonne, comme quoi ceux-là mêmes qui se prétendent humanistes, du cadrillon sexiste dans sa grosse boiboite à l’institutrice en retraite en passant par les défenseur-es de causes (ou pseudo-causes) politico-humanitaires diverses et variées, véritables dragons patentés agissant au nom de la bonté bonne et s’en réclamant, ne sont peut-être pas animés par autant de bonté bonne qu’illes ne veulent bien le dire et qu’il vaut mieux ne pas s’y fier vraiment.
10 commentaires |
Au fil des jours | Tagué : humeur |
Permalien
Publié par Floréal
21 novembre 2009
Je ne crois pas l’ombre d’un instant en l’excellence des idées de gens réfugiés dans une mélancolie désuète passéiste et narcissique, dont l’idéal consiste à déblatérer et radoter, à exalter une virilité consistant surtout à remettre les femmes à leur place, c’est à dire plutôt à la cuisine, et à l’élevage de la progéniture, de préférence nombreuse en poussant à l’abolition de l’avortement et de la contraception.
Ceux-là n’ont pas encore compris qu’une natalité harmonieuse permettant le renouvellement générationnel s’obtient en favorisant l’accès des femmes au marché du travail à des conditions paritaires avec les services sociaux adéquats.
Quand ils ne sont pas catho tradi, ils peuvent pencher vers le néo-paganisme, et du paganisme, qu’ils accommodent à une sauce douteuse, ils en connaissent souvent à peu près autant que moi de la physique quantique.
J’ai une certaine sympathie pour le paganisme, mais chez moi c’est plutôt lié à un vif sentiment de la Nature, au bien-être que son contact procure, à une orientation féministe pour la gestion de la vie, certainement pas à un quelconque Ordre patriarcal n’étant au bout du compte rien d’autre que l’adoration du phallus.
Rien à voir avec des cultes solaires sanguinaires; je ne vais pas me balader dans la nature pour chercher l’entrée de l’Agartha mais pour ramasser des asperges sauvages, quoiqu’il puisse m’arriver de passer devant une tombe étrusque pillée depuis quelques siècles, mais je n’ai jamais vu de fantômes en sortir en ramassant des champignons à côté. Même en m’attardant à la tombée du jour comme ça m’arrive et que l’ombre des grands arbres et leur bruissement donnent aux lieux une énigmatique puissance évocatrice.
Laisser un commentaire » |
Au fil des jours | Tagué : nature, spiritualité |
Permalien
Publié par Floréal