On me reproche beaucoup ça et là, on m’en accuse aussi, d’être aigrie. Celles qui me connaissent depuis longtemps ne me reprochent rien, d’ailleurs elle sont féministes. Mon cheminement vers l’aigreur se trouve décrit ici.
Rose d’émotion
7 avril 2009Moi qui ne cherche à me référencer nulle part, ne fais aucun effort pour me classer nulle part et en dépit de ceux tout à fait louables autant qu’honorables d’Olympe pour faire rentrer en masse les femmes dans les classements tels wikio, j’avoue même ne pas m’en soucier et même plutôt les éviter, me voici linkée chez Didier Goux. Ce qui a eu pour effet de faire monter mes stats, mais je ne suis pas certaine d’être du goût de tous ces amis et relations dont je suis loin de partager tous les goûts.
Il m’octroie tout de même deux titres de noblesse, ce qui, pour une personne venue comme moi de Seine-Saint-Denis, n’est pas banal. C’est très aimable à lui et je l’en remercie; je préfère cependant le second au premier.
Et, pour le remercier à ma manière d’autant d’attention, je vais créer une catégorie Mystères Toscans et lui dédier le premier billet de la catégorie pour faire rêver un peu le sédentaire qu’il dit être. Ne le prenant pas pour un imbécile, qu’il dit être également par excès d’humilité, j’espère qu’il ne s’arrachera pas les cheveux qu’il dit avoir, et le sous titre de mon blog étant un bain de jouvence, bien qu’ignorant son âge, je doute fort qu’il soit né de la dernière pluie, à défaut de le rajeunir s’il n’est pas encore vieux, moi ça me rajeunira indubitablement d’une part, et d’autre ça ramènera tout lecteur en arrière dans le temps, lui donnant une idée des Mystères toscans.
Nouvel An
3 janvier 2009Nous sommes allés au restau pour le réveillon, chez le chinois, ça change un peu des pizzerias (c’est à peu près le même prix et de toutes façons on ne peut pas se permettre plus, et d’ailleurs on est sûr de mieux y manger que dans des tas d’endroits où ça coûte le double), moi et le Matou, dans la petite ville d’à côté. Les jours de fête, pas compter sur moi pour me lancer dans des préparations qui prennent du temps. Nous aurions pu aller chez X et Y; pas envie d’aller jusqu’à Florence en plein hiver, ça sera pour un de ces week end, dans la journée plutôt qu’en soirée.
Quand nous sommes sortis, vers onze heures, il y avait une estrade sur la place, de la musique, des gens qui dansaient et des badauds, deux filles sur des podiums, bottes noires et tuniques courtes, qui dansaient pour donner le ton et mettre de l’ambiance. On s’est mis à danser aussi, enfin moi, je ne peux pas rester immobile en entendant de la musique, le Matou ne danse pas. Le Matou n’aime rien de ce qui me plaît et réciproquement. Il commençait d’ailleurs à manifester l’envie de partir, moi j’avais envie de rester, mais comme il s’est mis à pleuvoir on est partis, ce qui a évité qu’il ne se mette à tirer la tronche.
Il avait acheté du champagne, le Matou aime bien le champagne. Moi aussi d’ailleurs, et on se l’est bu de retour à la maison. Cette année, peu de feux de bengale ni de feux d’artifice à minuit. Il ne pleuvait pourtant pas, mais c’est la première année qu’il y en a si peu, les gens n’en ont plus les moyens, ce qui n’a rien d’étonnant.
Je me suis résignée à la conversation du Matou. Le champagne l’avait rendu loquace, lui qui en général n’est pas très causant, mais quand il est veine on ne peut pas en placer une, je l’ai donc écouté distraitement, sur le fond sonore musical c’était supportable. La conversation et le reste, le champagne aidant… on ne peut tout de même pas se faire la gueule un soir de réveillon, ça n’augurerait rien de bon pour le restant de l’année.
Le tube de l’hiver
27 décembre 2008Tu devais venir de Pontault-Combault où tu servais de caution pour l’appartement de la copine de ta copine et on devait se voir, toi et moi. Je ne voulais pas y croire (je veux dire que tu doives précisément venir de Pontault-Combault, pas qu’on doive se voir toi et moi, vu qu’à rencontrer ta copine, ou la copine de sa copine, ou les deux, je n’y tenais pas particulièrement). A midi. Bon très bien d’accord. Tu m’as dis de prendre mon temps, que tu serais sans doutes un peu en retard, je l’ai pris et je ne me suis pas pressée.
J’ai tout de même poireauté trois quart d’heure, la patience n’est pas mon fort et en plus il ne faisait pas chaud, et puis je commençais à avoir sérieusement la dalle, je me suis dis que c’était une mauvaise blague et je me suis barrée après avoir cherché à te téléphoner, à t’envoyer un message, sans réponse…
Je suis rentrée dans la cafétéria du Monoprix, c’est pas cher et c’est chauffé, on peut s’asseoir face au boulevard devant une baie vitrée, ce qui n’est pas désagréable. J’étais en train de me choisir un sandwich quand tu m’as téléphoné en me disant que tu étais arrivé. J’ai donc rebroussé chemin. C’est toi qui m’a reconnue le premier, grâce à mon chapeau sans doute. Moi je ne t’aurais jamais reconnu, contrairement à ce que j’aurais cru. J’aurais dû pourtant, puisque tu avais ton chiffon palestinien autour du cou comme en photo. Ça je ne m’y attendais pas par contre.
Je ne me suis cependant pas formalisée, je pensais que c’était plutôt pour le folklore. Mais non, apparemment. Je ne regrette pas d’avoir fait ta connaissance, je ne me suis pas ennuyée, je t’ai même trouvé sympa, intelligent, certainement.
Mais je regrette encore moins d’être certaine qu’il y ait fort peu de probabilités pour que je te revoie un jour, toi, et ton chiffon palestinien.
Merci pour ta rose, les fleurs font toujours plaisir, même si je me doute bien que c’était surtout pour faire l’aumône au vendeur immigré, qui par ailleurs voulait te la faire un prix exorbitant, que tu as fort bien su négocier, compliment, tu ferais un bon commerçant.
Merci pour le restau également mais je t’assure, on aurait dû aller à la cafétéria du Monoprix comme je disais, c’est moins cher et c’est meilleur, la prochaine fois que tu passes dans le quartier, n’hésite pas à y aller avec ta copine, ça vaudra mieux.
Sinon pour les fleurs, c’est comme pour tes idées, il vaut mieux que tu les gardes pour tes copines, et tes copains.
Salut, porte-toi bien et bonne continuation… Meilleurs vœux et bonne année.
Publié par Floréal 

Publié par Floréal
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