Il a voulu jouer “l’homme de la providence” après la catastrophe ferroviaire, due au manque de manutention par manque de personnel en ces temps de précarisation. Mais Viareggio n’est pas l’Aquila, et on ne va pas en Toscane comme on va dans n’importe quelle autre région d’Italie en se prenant pour le patron.
Dans la région la moins inégalitaire, la moins mal gérée, la plus laïque et la plus autonome, la plus citoyenne aussi, indiscutablement, on ne vote pas pour lui. Et les gens n’ont pas manqué de le lui rappeler en l’ acceuillant bien mal, par des sifflets et des huées. Berlusconi n’a jamais réussi à se faire bien voir, ici.
Il y a quelques années quand il visait le pouvoir, il croisait sur son yacht au large de Livourne pour narguer une région récalcitrante où lui et son parti n’ont jamais réussi à s’implanter vraiment. Il n’avait pas osé débarquer. Ou il avait préféré éviter diplomatiquement la provocation. Il avait eu raison d’ailleurs, parce que dans une ville qui a une tradition syndicale et politique forte et enracinée à gauche, les gens seraient accourus impromptu pour l’ accueillir à leur manière; en fait ils étaient déjà venus au port en apprenant qu’il pensait descendre à quai, ce qui à mon avis n’aurait pas été possible parce que les dockers auraient probablement bloqué l’entrée du port avec les remorqueurs.
À ma région d’adoption, où je réside depuis plus de 30 ans maintenant, où mes enfants sont nés, va mon indéfectible sympathie, et quelque chose comme une citoyenne déférence. Avec un certain sourire. D’empathie.
1 juillet 2009 à 21:50
benissima !
8 juillet 2009 à 11:55
ah ben voilà qui fait plaisir à lire ! ;o)
8 juillet 2009 à 15:04
En plus depuis qu’on sait qu’il est le parrain de filleules à 10 000 E la prestation…